Publié dans Société

Epilepsie - 2 % de la population malagasy touchés

Publié le lundi, 10 février 2025

L’épilepsie touche 2 % de la population malagasy, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce trouble neurologique affecte 25 millions de personnes en Afrique et 50 millions d’individus dans le monde. A Madagascar, cette maladie reste largement méconnue et entourée de préjugés. Beaucoup l’associent encore à la sorcellerie ou à une manifestation diabolique, ce qui empêche de nombreux malades de consulter un médecin. De plus, le nombre de spécialistes est insuffisant, rendant encore plus difficile l’accès aux soins. L’achat de médicaments nécessite une ordonnance, sinon ils se tournent vers Ambohipo.

Par crainte de stigmatisation, certains malades cachent leur état, retardant ainsi leur prise en charge. L’épilepsie est un trouble du système nerveux central causé par une hyperactivité de certains neurones dans le cerveau. Cela provoque des crises de convulsion. Ses causes sont variées et incluent notamment des malformations pendant la grossesse. Par ailleurs, l’exposition prolongée à la lumière bleue des écrans de téléphone et de télévision pourrait aggraver la maladie.

Sensibilisation

Le Dr Julien Razafimahefa, neurologue à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA), assure que cette pathologie peut être traitée. Un traitement adapté sur trois à cinq ans permet à de nombreux patients de contrôler leurs crises. Les médicaments antiépileptiques, pris régulièrement, permettent même de les éliminer. Cependant, il est essentiel de suivre le traitement de manière rigoureuse et sous surveillance médicale. Le Dr Manitra Rakotoarivony, spécialiste en neurologie, insiste sur l’absence de lien avec des croyances surnaturelles. « Il est crucial de dissiper ces fausses idées pour que les personnes concernées obtiennent les soins nécessaires », déclare-t-il. Hier, à l’occasion de la Journée mondiale de l’épilepsie, une conférence a été organisée à Ambohidahy. Elle a été organisée par le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l'environnement (REMAPSEN Mada), regroupant des journalistes engagés dans cette cause. Le thème de la conférence était « Epilepsie et santé mentale : les répercussions psychologiques dans les pays en développement ». Les experts ont souligné que la stigmatisation et la méconnaissance de cette maladie aggravent l’isolement social des patients. Ils ont également insisté sur l’importance d’une meilleure information. Cela permettra de briser les tabous et d’améliorer l’accès aux soins. En fin de compte, la clé réside dans l’éducation, la sensibilisation et un système de santé accessible à tous.

Carinah Mamilalaina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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